Bienvenue sur le site de Glen Le Bot, fabricant de flûte traversière en bois
MES DEBUTS:
Le modèle qui m'a passionné et à partir duquel j’ai évolué, est une flûte traversière du luthier anglais Edward Purday, connu pour ses travaux dans les années 1830. Cet instrument a retenu toute mon attention principalement pour sa richesse harmonique et une faible consommation d'air, permettant un jeu fluide et peu fatigant.
Malgré ses qualités, il a fallu lui apporter certains changements, et plusieurs années ont été nécessaires. Avec le recul je m'aperçois qu'elles m'ont permis d'aboutir à un résultat assez personnel. Le diapason était à l’époque de presque un demi-ton d'écart par rapport à celui d’aujourd’hui, et les intervales entre notes n'étaient pas non plus tout à fait les mêmes. Il a fallu modifier plusieurs fois la perce pour arriver enfin au La 440 d'aujourd'hui.
Le problème récurrent sur les perces coniques est la justesse de certaines fréquences entre les différents registres ; obtenir une note basse et exactement la même note à l'aigü est assez délicat. La flûte traversière est un instrument qui demande beaucoup de temps de réglage et de finition.
La perce d'Edward Purday est de type "Rudall and Rose", c'est à dire qu'elle possède les caractéristiques suivantes : un son riche et chaleureux dû à un faible volume dans le corps ("dit" la perce), par le fait, une alimentation d'air réduite, de très beaux aigüs faciles d'émission. Le point faible de cette perce réside dans le fait qu'elle demande une certaine rigueur et maitrise de l'embouchure.
Ce qui nous amène donc à la perce de type "Boosey Pratten", plus volumineuse et ayant les caractéristiques bien distinctes : tout d'abord des aigüs moins clairs, moins subtiles et des graves puissants, aisés à obtenir. Ces flûtes, bien que très stables et plus faciles à jouer sont plus gourmandes et ont des capacités de modulation plus restreintes.
Le biseau, véritable "moteur" de la flûte horizontale peut aussi jouer un rôle dans le timbre et la réactivité de l'instrument. Après différents essais très enrichissants sur la nature des matériaux (faïence, porcelaine, carbone), je me suis davantage attardé sur la forme et les différents angles que l’on pouvait lui apporter afin d’obtenir le bon équilibre. Car même si certaines matières ont de très bonnes propriétés, elles ne sont pas toutes réalisable à la mise en forme!
A la demande, je travaille sur diverses matières comme la résine, l'aluminium, le buis,..., mais surtout l'ébène!
AUJOURD'HUI
Après de nombreux ratés et de temps passé à la recherche, je suis enfin parvenu à un modèle à mi-chemin entre ces deux perces. Car au début, c'est bien une affaire de compromis qui se joue entre le volume de la perce et le nombre d'harmonique, le timbre.
Grace à une cavité, cette nouvelle perce corrige aussi la justesse du Mi grave/aigü, ce qui est un problème commun à la plupart des flûtes coniques. Cela est dû principalement à la taille réduite du trou ou repose l'annulaire droit.
Un autre point, mais je dirais qu'il c'est corrigé de lui même, est la justesse des harmoniques que l'on peut trouver sur le deusième registre et le troisième octave également. Le troisième octave réclamant souvent sur les flûtes coniques un doigté fourche et l'ouverture de certaines clefs. Celu-ci est donc simplifié pour un plus grand confort de jeu.
L'impression d'avoir une flûte de type "Pratten" par sa facilité d'émission est tout de suite flagrant mais c'est par son timbre qu'elle se distingue, riche dans les deux registres principaux. Le troisième octave rentre davantage dans la catégorie des sons pures avec trois, quatre pics harmoniques.
Je propose aussi la location, pour les débutants, ou tout simplement pour tester mes instruments avant de se décider à un éventuel achat!
D'autres modifications pourront êtres apportées mais elles rentrent davantage dans le cadre optionnel.